Méthode
Les images d’un logiciel, enfin lisibles
Demandez un écran entier à un modèle d’image : vous aurez du faux texte flou et des alignements ratés. Demandez-lui un à trois composants dont on a écrit les mots : vous aurez un visuel qu’on peut publier. Le banc du 2 octobre, et ce qu’il a changé dans joli.studio.
Les photos que joli.studio génère sont bonnes : une boulangère au four, un atelier au petit matin, une cliente au comptoir. Les images d’un logiciel, elles, ne l’étaient pas. On nous l’a dit sans détour : les photos, très bien ; les illustrations d’interface, mauvaises.
C’est un problème, parce qu’un logiciel parle de son produit. Son carrousel alterne une photo de clients au travail et ce que fait l’application — un tableau qui se remplit, une demande approuvée, une feuille de route qui avance. Sans une image du produit, il ne reste que des photos d’ordinateurs portables.
Pourquoi un écran entier rate
Notre prompt d’interface demandait ce qui semblait raisonnable : un écran de l’application, rendu à plat, avec du texte flou pour ne pas écrire de bêtises. C’était exactement ce qu’un modèle d’image fait mal.
Un écran entier, c’est des dizaines de libellés, de chiffres et d’alignements à inventer d’un coup. Le modèle les remplace par des lignes grises, des pastilles et des graphiques qui ne mesurent rien. L’œil reconnaît un logiciel, mais pas ce logiciel, et rien ne s’y lit. Pire : le type d’image se devinait dans le texte. Un mot comme « dashboard » dans la description d’une photo suffisait à faire basculer l’image en interface.
Le banc
Le 2 octobre 2026, on a pris trois marques de logiciel de notre base de test et neuf slides — des bandeaux, des images de fond, des colonnes étroites — et on a généré chacune deux fois : avec le prompt « écran entier » d’avant, puis avec une piste nouvelle. Dix-huit images, 0,23 $ en tout.
La piste nouvelle tient en deux temps. D’abord, un modèle de texte lit la slide et choisit un à trois composants de l’interface — une carte, une notification, un graphique, une ligne de tableau, un bouton — et il écrit leur texte : deux à six mots par ligne, dans la langue du post. Ensuite, le modèle d’image reçoit ce brief et une consigne de visuel marketing, comme sur la page de lancement d’un logiciel : des composants grands et nets, des coins arrondis, des ombres douces, et les mots entre guillemets à rendre tels quels.




La piste « composants » l’emporte nettement, en bandeau comme en image de fond. Le texte se lit, et il dit quelque chose : « Vues cette semaine », « Scène la plus vue », « Demo ready Friday ». L’image ne ressemble plus à n’importe quel logiciel : elle montre une fonction.
Le modèle d’image rate un écran qu’il doit inventer. Il réussit trois composants dont on lui donne les mots.
Ce que le banc a aussi appris
La piste avait ses défauts, et chacun est devenu une règle du brief :
- Une colonne étroite ne tient pas trois composants côte à côte : on n’y en pose qu’un.
- Des personnes ajoutées au visuel, une main qui tient un téléphone : ni personne, ni main, ni appareil, ni bureau.
- Le même message deux fois, dans la carte et dans la notification : jamais deux fois la même chose.
- Des adresses inventées, un domaine qui n’existe pas : aucune adresse ni aucun nom de marque inventés.
- Des vignettes génériques, un paysage de banque d’images dans une carte : une vignette suit le style photo de la marque.
Et une question d’honnêteté. Des chiffres d’exemple dans un graphique ou une carte, c’est du marketing, et c’est accepté. Un chiffre mis en vedette qui n’est pas dans la slide, jamais.
Ce qui a changé dans joli.studio
Un style d’image a désormais un type — photo, illustration, produit ou graphique — que vous choisissez et qui décide des règles envoyées au modèle. Plus rien ne se devine dans le texte. Le type produit passe par le brief des composants avant chaque image, et son texte suit la langue du post.
Pour que les composants ressemblent à votre produit plutôt qu’à un logiciel en général, un style produit peut porter jusqu’à trois captures de votre application. Elles partent avec chaque image de ce style : le modèle y reprend vos formes, vos arrondis, votre densité, votre typographie — et ne recopie jamais un écran.
L’analyse de votre site le sait aussi. Pour un logiciel ou un service numérique, elle propose deux styles : une photo de vos clients au travail, et un style produit. Essayé sur le site d’un logiciel de paie et de RH, elle a rendu « Portraits au travail » et un style « Interface » à son nom, et les aperçus du second sont sortis avec leurs mots en français, lisibles : « Absences à venir », « Approuvé », « Horaires enregistrés ».
Et comme chaque image choisit son style, un carrousel peut alterner les deux. La génération d’un post pose la photo là où il y a des gens, le produit là où il y a une fonction, et chaque style garde sa propre série : les photos se ressemblent entre elles, les visuels produit aussi.
Ce que ça coûte
Le brief des composants est un appel court au modèle rapide : moins d’un Spark, compté avec l’image dans l’estimation affichée avant de générer. Chaque capture jointe compte comme une image jointe, au prix d’une planche de référence. Créer le style lui-même — l’écrire et voir ses trois aperçus dans votre marque — est estimé à 5.
Le pas à pas est dans le Guide : créer un style d’image, puis générer une série d’images cohérente.



