# Un post, sept plateformes

> Décliner un post n’en modifie jamais un : ça en crée un nouveau, lié à sa source, dans le format et les limites de la plateforme d’arrivée. Et l’original ne bouge pas d’un caractère.

Publié le 2026-09-17

Le même contenu ne se publie pas de la même façon sur sept réseaux. Ce n’est pas une question de ton : c’est une question de règles. Deux cent quatre-vingts caractères sur X, trois mille sur LinkedIn, un seul hashtag sur Threads et vingt sur Pinterest. Pas de carrousel sur X, mais quatre images en grille. Sur LinkedIn, le carrousel n’est même pas un carrousel : c’est un PDF.

## Sept plateformes, sept façons de compter

joli.studio connaît Instagram, LinkedIn, X, Facebook, TikTok, Threads et Pinterest, et pour chacune : les ratios acceptés et celui qui est recommandé, le nombre de slides possible, la longueur maximale de la légende, le nombre de caractères visibles avant le « voir plus », le nombre de hashtags tolérés et le nombre conseillé, et si les liens y sont cliquables.

Ce ne sont pas des consignes affichées dans un coin : ce sont les valeurs qui font les vérifications. La légende trop longue le dit avec le compte exact, les hashtags en trop aussi, et une accroche qui dépasse la zone visible est signalée avant que vous ne la découvriez tronquée sur la plateforme.

## Décliner ne transforme pas : ça crée

> L’original ne change pas.

C’est la phrase qui termine chacune des descriptions du dialogue, et c’est une décision d’architecture, pas une promesse commerciale. Une déclinaison fabrique un **nouveau post**, en brouillon, lié à sa source. La source ne reçoit qu’un lien en retour — « Issu de » d’un côté, la liste des déclinaisons de l’autre. Rien d’autre ne bouge.

*Un fil X décliné en post texte LinkedIn : un nouveau brouillon, lié à sa source.*

## Quatre natures, une seule fenêtre

Le dialogue est le même partout — depuis la barre de l’éditeur, depuis le menu d’une carte de la galerie, depuis le panneau « Déclinaisons ». Il change juste de nature selon ce qu’on lui demande.

- **Slides vers slides** : les slides sont reprises telles quelles, dans la limite du nombre accepté par la plateforme d’arrivée, au nouveau ratio, avec les mises en page recalculées. **Aucun appel à l’IA** — le pied de la fenêtre l’écrit noir sur blanc, « Sans appel à l’IA », et le bouton redevient un bouton ordinaire. Deux options payantes restent disponibles : « Adapter la légende avec l’IA » et, si le ratio change, « Refaire les images au format… ». Sans ça, les images actuelles sont recadrées.
- **Texte vers texte** : l’IA réécrit pour la plateforme — ses longueurs, ses usages, son ton.
- **Texte vers slides** : l’IA répartit le propos sur des slides — couverture, une idée par slide, appel à l’action.
- **Slides vers texte** : le texte des slides redevient des phrases complètes, la légende servant de contexte.

L’intention est reportée d’une famille à l’autre. Une structure a un thème — accroche, question, chiffre, histoire, liste, idées reçues, pas à pas — et ce thème se retrouve dans le schéma de rédaction du format d’arrivée. Le nombre de posts d’un fil, le nombre d’idées d’un carrousel se déduisent de la source. Et ce qui n’a pas pu passer est annoncé : « Laissé de côté : … ».

## Ce qui est impossible est écrit, pas caché

Le sélecteur de cible ne masque pas les formats indisponibles : il les laisse visibles, en gris, avec leur raison. « Pas de carrousel sur X ». « C’est le post actuel ». « Bientôt : éditeur vidéo » — la vidéo courte est déclarée dans le catalogue, son éditeur n’existe pas encore, et l’outil préfère le dire. Une plateforme vers laquelle le post a déjà été décliné porte un badge.

> **Un sondage n’est pas un sondage partout**
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> Sur LinkedIn, la question fait cent quarante caractères au plus, les réponses trente, et le sondage dure d’un jour à deux semaines. Sur X, le texte du post **est** la question, les réponses tiennent en vingt-cinq caractères et la durée va de cinq minutes à sept jours. Vers une plateforme qui ne connaît pas les sondages, la conversion ne triche pas : « Pas de sondage ici : le post pose la question et liste les réponses. »

## Publier à la main, un geste à la fois

Au bout de la chaîne, « Publier » donne ce que la plateforme attend, un geste à la fois : les fichiers, puis les textes, avec la plateforme ouverte à côté ou sur le téléphone. « Exporter », dans son menu, produit la même chose d’un coup. Pour LinkedIn avec plusieurs slides, un PDF, une page par slide, aux dimensions exactes du ratio. Partout ailleurs, une archive : les images numérotées — `01-…`, `02-…` —, la légende dans un fichier, les textes alternatifs dans un autre, un mode d’emploi écrit pour la plateforme concernée, et un manifeste qui rappelle le format, le nombre de slides et l’empreinte de chaque fichier. Les images sont en JPEG par défaut ; le PNG sans perte est une entrée du menu.

Ensuite, c’est vous. joli.studio n’appelle aucune API de réseau social — il n’y en a aucune dans le code, et aucune route ne publie à votre place. Quand c’est fait, vous le dites : « C’est en ligne ! », avec le lien et l’heure. La fenêtre refuse même une date dans le futur, parce qu’on n’enregistre que ce qui est déjà en ligne.

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Source : https://joli.studio/journal/un-post-sept-plateformes/
